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AG 1999
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Samedi 27 novembre 1999, |
| Le retour de lanticyclone a déclenché chez les parapentistes
le réflexe du « coup de téléphone matinal »
chez Marc . 11 heures, nous sommes pas moins de 7 à nous retrouver à la Place St Albert, lieu de rendez vous qui pré-suppose que nous irons voler aux Saisies aujourdhui . Les « nous », ce sont Marc, Néné, Patrice, Maciej, Yves, Daniel et Jean-luc . 13 heures et quelques, la route enneigée de Bisanne étant impraticable, nous descendons nous installer au déco des Drabons . Le mamelon qui sert de déco est recouvert dune épaisse couche de neige ou lon senfonce jusquaux genoux . Un léger vent de Sud Ouest souffle en altitude et une petite brise lèche le déco . Néné et Patrice ont décollé de plus haut, plus précisément de la décharge. Ils nous survolent en nous narguant et en meuglant comme des tarines en chaleur. Néné soffre même le luxe de se « vacher » près de nous tandis que Tassin gratte sur la forêt . Devant nous une cabane barre la route, il faudra léviter par la droite ou la gauche. Pendant que Jean-luc saffaire a démêler son suspentage tout enchevêtré, Yves part inaugurer sa toute nouvelle Nova, suivi par Marc et Maciej. Les conditions sont plutôt calmes. Les voiles glissent soyeusement au dessus des arbres. De « longues » minutes après, nous nous posons au pied de la butte dans une neige des plus légère. On a limpression de piétiner du sucre cristallisé, ni froid, ni humide, très poudreux et volatile. Le pliage des voiles se fait rapidement car nos pieds commencent à ressembler à des bâtonnets de chez Findus. Comme en ces temps hivernaux on ne sait jamais si la météo restera longtemps clémente, nous remontons aux Drabons . Second vol quasiment identique au premier sauf latterrissage qui va avoir lieu dans un léger brouillard venu noyer la cuvette de Beaufort . Pas de performances digne de figurées au Guiness Book, pas de quoi user les piles du vario ni faire monter le taux dadrénaline à des seuils alarmants, mais une immersion totale dans un décor qui na pas bougé dun centimètre et qui, avec son Mont Blanc en face et sa Pierra Menta à droite, offre une vision superbe de la Montagne. |
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| Même jour, 5 heures plus tard. |
(Un air de famille) |
| Assis bien au chaud, non loin de lénorme cheminée,
nous écoutions Norbert, notre imperturbable Président, qui
ouvrait, par un bilan détaillé de la saison 1999, lAssemblée
Générale de notre club : le Vol Libre Albertvillois. Une saison aussi garnie et épicée quun couscous marocain ou quun aïoli provençal. Jugez plutôt ! A commencer par les séances de pliage de secours qui annonçaient prématurément larrivée du printemps et de ses thermiques, les « vols rando » de la Pointe St Jean, du sommet du Grand Mont ou de la Croix Dormiaz qui, après de longues heures de marche entre myrtilles et rhododendrons, nous ont offert un autre regard sur la montagne. Des vols qui, du haut de ces crêtes ciselées, respirent la liberté et la sérénité (une des devises de notre club étant « on nest pas des fainéants !!!), le stage « SIV », organisé à Montmin, au dessus du lac dAnnecy, encadré avec brio (mais sans brioches !) par les Volailles, où nous avons pu côtoyer, non sans une certaine appréhension, les monstres redoutés que sont les « asymétriques », les « frontales » et les « décro » . Bains forcés pour certains après avoir crié « au secours ! » mais sensations dans la combinaison pour tous ! , la « sortie club » dans le Cantal, région réputée, entre autre, pour ses restitutions légendaires et ses restaurants gastronomiques, la « fête du club » à Naves, petite station de ski de fond du Beaufortin, avec merguez et saucisses à gogo, fruits et légumes bio sortis tout droit du « jardin » de Jean-Baptiste, dit le « cageot », et, pour les plus courageux (car il soufflait, ce jour là, un bon 30 houleux) interminable soaring au raz des arcosses, lincontournable et inévitable pèlerinage à St Hilaire où lon a parlé « chiffons » tout le week-end au milieu dune faune disparate, le superbe vol des Aiguilles du Midi où une poignée des nôtres ont pu savourer cet exceptionnel cadre chamoniard Sans oublier les innombrables vols qui ont ponctué nos soirées estivales et nos fins de semaines sur les sites de la région . Comme, pas plus tard que ce matin, ces deux ploufs enchaînés des Saisies où nous avions autant de chance de rencontrer un puissant thermique que de croiser un agriculteur corse non subventionné ou un électeur de Tibéri vivant , mais, vu la saison, la performance nétait pas recherchée, limportant était daérer les caissons et de retrouver les copains ! Nous étions une trentaine, deltistes et parapentistes confondus,
attablés à la « Ferme de Flika », une auberge
rustique, à revivre ces moments qui ont marqué, à
leur manière, lannée écoulée . Entre
les imposantes tranches de terrine et les cornichons géants (dont
certains doivent toujours être au fond de la poche dAlex),
les souvenirs jaillissent. On se rappelle les sketches des uns, les fermetures
des autres . Le « branchage » de Marc .Le « cross mémorable
» de Régis .Les « exploits en compétition »
de Patrice. Lamitié qui sest nouée entre un
husky et Daniel (jadis surnommé « Daï Laï »,
mais aujourdhui « Dalida »). Le café et digestif arrivant, nos montres affichant déjà 1 heure du mat, nous rassemblons le peu de lucidité qui nous reste pour imaginer, avant de nous quitter, de nouvelles escapades qui nous conduiront, peut être, en Pologne où Maciej, un nouveau arrivé au club, nous servira de guide . Ou au Mont Blanc du Tacul pour un « vol montagne » dantesque .Où simplement à Hauteluce, pays du « Grand Gégé » dont laccueil légendaire à grand coup de « jambon maison », de vipérine et danecdotes croustillantes, mérite, à lui seul, le détour ! |
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